L’éclairage, quelle importance ?

Vous l’avez remarqué. Il y a des miroirs de salle de bain que l’on fuit car on s’y voit avec dix ans de plus. Et d’autres devant lesquels on a plaisir à prendre soin de soi. Il y a des cabines d’essayage dont on sort déprimé, d’autres qui donnent des super pouvoirs. Il y a des salons où l’on se demande si l’on y est pour se décontracter ou pour se faire autopsier. Des cafés qui vous enveloppent d’une atmosphère chaleureuse et intime, d’autres qui n’invitent qu’à abréger la pause…

Mon luxmètre !

Qu’est-ce qui fait la différence ? Le plus souvent, c’est l’éclairage. Ou plus précisément la définition de l’éclairage : la quantité de lumière, la direction du flux, la diffusion, le rendu des couleurs, la qualité de la source, c’est-à-dire, en clair, la lumière produite par les lampes qu’on a inséré dans le luminaire.

Est-ce parce que je suis hypersensible, ou bien parce que mon père était électricien ? Ou les deux ? En tout cas j’ai toujours été particulièrement réceptif aux ambiances lumineuses, et j’ai aimé jouer très tôt avec des ampoules, des spots, des tubes fluos. C’est aussi la raison pour laquelle j’ai choisi de faire mon stage de fin de formation dans une agence de conception lumière, afin de me familiariser avec les nouvelles potentialités offertes désormais par les technologie LED.

Installation d’une corniche d’éclairage « lumière du jour » pour la présentation d’un projet de vitrine chez un grand joailler parisien.

Car, vous l’aurez remarqué aussi, les linéaires des magasins de bricolage consacrés aux solutions d’éclairage ont pris des proportions labyrinthiques, et je vois souvent des clients bien perplexes devant la diversité des produits proposés. Ou perdus devant de nouvelles notions, comme la température de blanc, le nombre de lumens, l’indice de rendu des couleurs, les ampoules dimmables et celles qui ne le sont pas…

Or c’est cette diversité de solution qui permet désormais à l’éclairage d’être un élément à part entière de la décoration d’un appartement ou d’une maison, en permettant à chaque pièce de remplir précisément sa fonction. Pour une consommation modique, on peut jouer sur des éclairages d’ambiance, d’accentuation, de balisage, en appui d’un éclairage général. On n’éclairera pas une salle de bain de la même façon qu’un couloir, car les fonctions de ces deux emplacements sont diamétralement opposées. Et pour son salon, on gardera en tête que beau luminaire ne veut pas dire belle lumière !

Faites le calcul : combien de temps passe-t-on chez soi à la lumière naturelle ? Et combien de temps dans une lumière artificielle ? Trouvez la réponse et vous comprendrez pourquoi j’accorde autant d’importance à cet aspect de l’architecture d’intérieur !