Mise en lumière d’un appartement rue de Chabrol, Paris

Les solutions d’éclairage pour cet appartement ont été imaginé en collaboration avec l’architecte, en amont du projet, ce qui a permis de résoudre les questions techniques avant la mise en chantier. Pour ce projet, j’ai isolé quatre zone qui présentait un intérêt pour une mise en lumière spécifique :

  • La volée d’escalier, et surtout le niveau de la mezzanine qui coupe en deux le volume total
  • Le dessous de la mezzanine elle-même : plutôt basse (2m), et d’une assez large emprise qui assombrissait un bon tiers du niveau 0.
  • Un haut mur blanc, seul élément toute hauteur et toute largeur, à souligner pour renforcer l’impression de volume
  • Accessoirement, un miroir lumineux dans la salle de bain, pour pallier le peu de surface exploitable pour la pose d’un luminaire, puisqu’elle est dominée par une verrière.

Transformation d’un 3 pièces mansardé en 2 pièces

Ce petit trois pièces mansardé a enfin pu respirer lorsque quelques cloisons ont été abattues, dégageant une grande surface pour le salon et la cuisine. Le propriétaire souhaitait conserver l’esprit un peu shabby de ce refuge sous les toits, des matériaux authentiques, la tommette, le bois, l’ardoise, la laine.
Plutôt que de cacher le ballon d’eau chaude, il a été décidé d’assumer la présence de ce gros cylindre dans une niche, en réduisant sa présence par une peinture ton sur ton. Le décor de la cuisine a été imaginé pour s’intégrer dans la continuité du séjour, en supprimant ou dissimulant les éléments trop techniques souvent dévolus à cette espace. Les fleurs d’inspiration Belle Époque ont été réalisé par un artiste peintre.

La chambre, très calme, qui donne sur un square, est traité comme un cocon onirique, mêlant des couleurs mystérieuses et précieuses comme ce bleu paon et ces dorures.

De même, la salle de bain qui bénéficie de la même exposition a été traitée dans des tons sobres.

 

Reconversion

C’était il y a un an. Après la présentation d’un book de candidature, un concours d’entrée et un entretien final, j’intégrai la promo 2016/2017 du Greta et de l’école Boulle pour la formation de designer d’espace. Et pendant un an, j’allais découvrir toutes les facettes de ce métier, et devenir chaque jour un peu plus architecte d’intérieur, et un peu moins journaliste. Journaliste, je l’ai été joyeusement pendant 15 ans, avant de me sentir un peu à l’étroit dans ce métier. La curiosité laissait place à la routine, et la routine me frustre. Je ressentais l’impérieux besoin de m’exprimer à nouveau, sous une autre forme, plus tangible, plus proche du beau, du bien-être, plus proche des autres.

Créatif. Pendant un an, ce fut le leitmotiv de cette formation. Créatif tous les jours, du matin au soir. Créatif le lundi pour concevoir l’aménagement d’un appartement, le mardi pour dessiner un siège, le mercredi pour tracer des plans d’archi dans les règles de l’art, le jeudi pour imaginer un papier peint, le vendredi pour construire un prototype de lampe… Au début c’est un stress, puis ça devient un jeu, et finalement un réflexe… Avec toujours un peu de stress quand même !

Et cette formation à changé ma façon de voir le monde. Chaque jour, désormais, mes yeux s’arrêtent sur un détail d’architecture, une texture, un matériau, une façade, un assemblage de couleur… Le quotidien devient une source d’inspiration permanente, dont je combine les éléments pour imaginer de nouvelles propositions… De quoi me sentir droit dans mes nouvelles bottes d’architecte d’intérieur 🙂