Mise en lumière d’un séjour avec une grande hauteur sous plafond

Mission : fournir un éclairage général et d’ambiance dans un grand volume, et sans encombrer ce volume par un luminaire monumental.

Ces Stringlight dessinées par Michael Anastassiades occupent l’espace par le dessin des fils apparents, sans lourdeur. Chaque luminaire est piloté par une application qui permet de régler l’intensité lumineuse.

L’implantation est pensée pour pouvoir fournir à la fois un éclairage général de la pièce, ou une ambiance plus tamisée, grâce aux globes à hauteur de liseuses.

Réaménager son appartement (2)

Michaël voulait un séjour masculin. Des matières brutes, des couleurs sombres… On pense tout de suite au béton, au gris foncé, au noir mat. Problème : dans le nouvel emplacement de la salle à manger trône une cheminée en marbre rose corail…

La démolir, la peindre, la noyer dans le beige ? Cela aurait dommage de passer à côté de cette pièce de caractère, si embarrassante soit-elle. Et si, au contraire, nous prenions le parti de l’assumer ? D’autant que le rose permet une association de couleurs audacieuses mais élégante avec sa complémentaire, le vert, qui en version sombre peut tout à fait s’accorder avec un intérieur masculin. Ça tombe bien : l’appartement est rempli de plantes vertes et luxuriantes qui s’accorderont très bien avec l’ensemble.

Il restait à choisir le vert. Sombre pour rester discret, mais avec suffisamment de caractère pour jouer le concerto avec la cheminée. Et mat, pour contraster avec le brillant du marbre. Après plusieurs essais, c’est un vert empire qui s’est imposé. Vert empire, couleur aristocratique à l’honneur à la cour de Napoléon III, sous le règne duquel l’immeuble de Michaël a été construit…

L’ambiance de la salle à manger s’est donc élaborée autour de cette notion de jardin d’hiver néo-second empire, où des éléments d’origine s’accorderont avec des objets contemporains, comme une table à manger et des chaises d’inspiration industrielle et un bahut bas en métal noir.

Cette planche permettait d’avoir une idée de l’harmonie de couleur :

Une fois le mur peint, Michaël est conquis.

Deux enseignements à cette expérience : 1) la couleur peut très bien s’accorder avec un univers masculin, qui n’est pas synonyme seulement de blanc, de gris et de noir ; 2) le meilleur aménagement est souvent un compromis entre ce qu’un lieu nous dit de lui, de son histoire, et ce que nous voulons lui faire dire, aujourd’hui.

Réaménager son appartement

Michael m’a demandé de revoir l’aménagement de son appartement, et notamment son salon – salle à manger, une grande et belle pièce lumineuse, avec parquet, moulures et cheminées. Des envies de changements après plusieurs années passées là, et le sentiment persistant que le potentiel de cette pièce n’était pas exploité à fond.

La disposition initiale ressemblait à ça :

En fait, dès le départ, le sens d’ouverture de la porte m’a donné envie d’intervertir les deux espaces. En effet, l’ouverture engage plutôt à se diriger sur sa gauche, et c’est là qu’on s’attend davantage à un salon plutôt qu’à une salle à manger. En revanche, celle-ci a plus sa place en retrait, presque en alcôve, avec le léger renfoncement de la pièce, sur la droite.

D’autre part, cette grande pièce était à l’origine divisée en deux. Les moulures au plafond et les deux types de pose de parquet rappellent cette séparation.  Ce n’est pas anodin : même sans cloisons, une différence de traitement d’un sol ou d’un plafond matérialise et limite un espace. D’un côté, les lames de parquets posées en perpendiculaire au mur de façade donnent envie d’y placer un élément plutôt rectangulaire comme la table à manger. De l’autre, le point de Hongrie permet de placer des meubles en oblique. Le rythme du sol est respecté !

D’où ce croquis (rapide) de proposition de réaménagement :

Michael étant d’accord, il restait à donner une âme à ces deux espaces…

A suivre !