Vers la fin de l’ampoule à filament décorative ?

Ça sent la fin du filament, finalement.

Souvenez-vous : il y a deux ou trois ans, dans votre resto à burgers préféré, vous avez craqué pour ce comptoir éclairé par des suspensions toute simples : au bout d’un câble électrique coloré, une ampoule nue, avec un joli filament à l’ancienne. Un mélange de rétro et d’industriel, parfait pour chez vous !

Les ampoules à filaments LED du BHV

Et vous n’étiez pas seul. Il faut dire qu’après l’ère moyenâgeuse des lampes fluo-compacte, et leur lumière blanche, froide et vacillante (voir ici pour mémoire) la réédition d’ampoules à filament comme objets vintage équivalait à la Renaissance. En quelques années, cette ampoule a envahi les trois quarts des bars parisiens, et les appartements. Des marques se sont engouffrées dans la brèche pour proposer tout un tas de formes classiques ou tarabiscotées, s’installant dans des corners de plus en plus grands comme ci-dessus au BHV.

S’éclairer avec des résistances de grille-pain

Pourtant, cette ampoule à la lumière chaude, qui fait penser à celle d’une bougie, a aussi des inconvénients. Le principal d’entre eux étant, justement, qu’elle éclaire comme une bougie, c’est-à-dire qu’elle produit beaucoup de chaleur pour assez peu de lumière. Conséquence : plus de la moitié de l’énergie électrique consommée par une ampoule à filament se gaspille en chaleur, un peu comme si vous vous éclairiez avec des résistances de grille-pain… Pas très COP 21…

On répondra qu’il existe des maintenant des ampoules à filament LED, bien plus économes en électricité. Le problème, c’est que si elles imitent le filament, elles ont du mal à imiter sa lumière, dont la qualité spécifique, rayonnante, diffuse, ne peut venir que de la chaleur. Résultat : les filaments led produisent une lumière moins homogène, et génèrent plus d’ombres marquées, peu propices aux ambiances chaleureuses, surtout quand les ampoules sont transparentes. C’est d’ailleurs pour cela qu’on les trouve souvent en version ambrée.

Pour toute ces raisons, l’ampoule à filament s’impose plutôt comme une solution avant tout décorative. L’erreur viendrait plutôt de vouloir en faire une solution d’éclairage à part entière.

Mais je sens l’angoisse monter : « Comment va-t-on désormais éclairer l’îlot central de la cuisine ? » Et bien, si les bars sont un bon indicateur des tendances en matières d’éclairage, j’en vois une qui se distingue : le retour du bon vieux globe en verre opalin blanc.

Et là je me réjouis car je voue un culte à ce genre de luminaire. La forme est simple, pure, les lampes sont peu onéreuses et surtout efficaces : pour peu qu’on ne se trompe pas trop dans le choix de l’ampoule, on a une lumière homogène, douce, émise dans toutes les directions, y compris vers le plafond pour éviter l’effet caverne… Le verre génère peu de perte de flux, donc la diffusion de lumière est optimisée, et la consommation électrique aussi. Ce n’est sans doute pas par hasard que les cafetiers en redécouvrent les vertus…

Bien sûr, les modèles proposés dans ces environnements ont souvent un esprit rustique, cantine. Mais le globe se décline dans de multiples finitions et s’adapte à tous les styles de déco, et à toute les pièces. Voici quelques exemple :

Bref si vous hésitez sur des luminaires, choisissez un globe, vous êtes sûr de ne pas vous tromper : on n’a rien fait de plus beau depuis la pleine lune !

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